Le projet est là. Le développeur, non.
Un dépôt de code sans documentation, un prestataire qui ne répond plus, une application qui tourne encore mais que personne n'ose toucher. C'est une situation banale et elle se traite — à condition de commencer par regarder le code au lieu de proposer de tout réécrire.
Quatre scénarios, une même méthode
Dans les quatre cas, on commence par un audit de reprise au forfait de 1 900 €. Personne ne s'engage sur une réécriture avant de savoir ce que vaut l'existant.
Le développeur a démissionné
Il reste un dépôt, des mots de passe dans un fichier et personne pour expliquer l'architecture. Priorité : remettre le projet en état de tourner et écrire ce qui n'a jamais été écrit.
- L'agence a lâché le projet
- Projet orphelin en production
- Avant un rachat
L'agence a lâché le projet
Livraison partielle, factures en litige, parfois un code source que vous n'avez jamais reçu. On établit d'abord ce que vous possédez réellement, puis ce qui est exploitable.
Projet orphelin en production
L'application tourne, elle est utilisée tous les jours, et plus personne ne sait la mettre à jour. Maintenance corrective, dépendances remises à niveau, sauvegardes vérifiées.
Avant un rachat
Vous reprenez une société ou un produit et le code fait partie de l'actif. L'audit vous dit si vous achetez un logiciel ou une dette technique déguisée.
Quatre étapes pour reprendre un code inconnu
L'ordre compte. La plupart des reprises échouent parce qu'on commence par développer avant d'avoir réussi à faire tourner le projet en local.
1. Inventaire
Ce que vous possédez vraiment : dépôt, noms de domaine, hébergement, comptes tiers, clés d'API, sauvegardes. Il n'est pas rare qu'il manque un accès critique — autant le découvrir maintenant.
2. Le faire tourner
Objectif : une copie du projet qui démarre sur ma machine et une adresse de test qui fonctionne. Tant que ce point n'est pas atteint, aucune estimation de développement n'a de valeur.
3. Rapport écrit
Dix jours après le lancement : état du code, dette technique, failles de sécurité, dépendances abandonnées, et le coût estimé des deux options — continuer l'existant ou réécrire. Avec un chiffre pour chacune.
4. Reprise du développement
Si vous décidez de continuer, on enchaîne à 680 € par jour ou en formule mensuelle. La documentation écrite pendant l'audit devient la base de travail de votre équipe.
Reprise de code : ce qui inquiète
Faut-il tout réécrire ou peut-on garder le code existant ?
Dans la grande majorité des cas, garder l'existant coûte moins cher : un code mal écrit mais fonctionnel contient des années de règles métier que personne n'a documentées, et les réécrire de zéro revient presque toujours plus cher que de les nettoyer. L'audit à 1 900 € chiffre les deux options côte à côte.
La réécriture ne se justifie vraiment que dans trois cas : une technologie sans mise à jour de sécurité, une architecture qui empêche toute évolution, ou un code dont on ne possède pas les droits.
Et si le code est vraiment mauvais ?
Je le dis par écrit, avec des exemples et un chiffre en face. Un rapport qui conclut « ne continuez pas ce projet » est un rapport utile : il vous évite de dépenser trente mille euros sur une base condamnée. L'audit à 1 900 € est fait pour que cette décision se prenne avant l'engagement, pas après.
Je préfère perdre une mission de six mois que la commencer en sachant qu'elle finira mal.
Que faire si l'ancien prestataire ne donne pas le code source ?
On commence par vérifier ce que dit votre contrat : dans beaucoup de contrats luxembourgeois, le code livré appartient au client et sa restitution est exigible. En parallèle, on récupère ce qui est accessible — code déployé sur le serveur, sauvegardes, exports de base de données — ce qui permet souvent de repartir sans lui.
Je ne fais pas de conseil juridique. Je vous dis techniquement ce qui est récupérable, et votre avocat s'occupe du reste.
Combien de temps pour reprendre la main sur un projet ?
Comptez dix jours ouvrés pour l'audit de reprise à 1 900 €, qui se termine par un rapport écrit et une adresse de test qui fonctionne. Après cela, les premiers correctifs partent en production dès la deuxième ou troisième semaine, selon l'état des sauvegardes et la complexité de l'hébergement.
Les projets sans aucune documentation ni environnement de test prennent plutôt trois semaines avant la première livraison.
Reprenez-vous aussi des projets WordPress ou no-code ?
Oui pour WordPress, PHP classique, et les projets partis d'un outil no-code qui a atteint sa limite — c'est un motif de reprise fréquent. Non pour les plateformes totalement fermées dont on ne peut pas exporter le code : dans ce cas, la seule issue honnête est une reconstruction, et je vous le dis avant de facturer un audit.
Envoyez-moi le dépôt
Un accès en lecture au code et une demi-journée me suffisent pour vous dire si le projet est récupérable. NDA signé avant, si vous préférez.




